la grande muraille

Légende : non, la Grande Muraille de Chine n’est pas visible depuis la Lune

C’est l’histoire d’une muraille et d’une rumeur qu’un conditionnel un peu osé avait destiné à la célébrité. William Stuckeley, antiquaire anglais du 18e siècle, l’avait écrit : «Le mur d’Hadrien n’est dépassé que par la muraille de Chine, qui dessine une formidable figure sur le globe terrestre, et pourrait bien être visible depuis la Lune». La rubrique «désintox» de Libération tord définitivement le coup à cette légende grâce à l’intervention de deux géographes, Alexis Metzger et Martine Tabeaud.

Il faut dire que le mythe a été savamment entretenu. Nombreux sont ceux qui ont prétendu avoir vu la grande muraille, sinon depuis la Lune, du moins depuis l’espace. Comme les astronautes Eugene Cernan et Ed Lu, qui prétendaient l’avoir aperçus à 320 kilomètres d’altitude. L’enquête des deux compères montre pourtant que, si à 15 kilomètres, la muraille se laisse encore distinguer, cela devient ensuite de moins en moins évident. A 600 kilomètres, on ne la voit plus, comme l’a reconnu l’Agence Spatiale Européenne, après avoir d’abord affirmé le contraire.

La Lune, elle, est éloignée de la Terre de 6.700 kilomètres. En 1969, Neil Armstrong de retour de la Lune avait bien répondu aux questions en expliquant qu’il n’avait pas vu la Muraille mais personne n’avait retenu sa réponse. Et la légende de passer comme une étoile filante.

schiste

Gaz de schiste: l’interdiction de la fracturation hydraulique confirmée par les Sages

L’interdiction du gaz de schiste est-elle constitutionnelle? Les Sages ont répondu, vendredi 11 octobre, à cette question en validant la loi qui interdit la fracturation hydraulique. Seule technique disponible aujourd’hui pour extraire des gaz de schiste, cette dernière est prohibée sur le territoire national, comme le stipule une loi votée le 13 juillet 2011, à l’initiative de Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.Pour ce faire, le Conseil constitutionnel a donc rejeté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par la compagnie pétrolière américaine Schuepbach, après l’abrogation, en septembre 2011, de ses deux permis d’exploration, accordés l’année précédente, à Villeneuve-de-Berg et Nant.

La loi de 2011 rédigée dans l’urgence

Ainsi que le remarque Le Figaro, les Sages ont «conforté François Hollande et tous les adversaires de l’exploitation des gaz de schiste en France». Une bataille juridique qui n’était, pourtant, pas gagnée d’avance en raison du caractère perfectible du texte législatif de 2011. Comme le rappelle Le Monde, ce quatre articles de loi, avait été rédigée dans l’urgence afin de répondre à la mobilisation grandissante contre la fracturation hydraulique, dont les risques pour l’environnement étaient été estimés trop élevés. Or, c’est cette urgence même qui s’est soldée «par une fragilité juridique du texte». Faille qui n’avait «pas échappé à la compagnie pétrolière texane Schuepbach».
Philippe Martin, le ministre de l’Ecologie, a, quant à lui, rappelé avec force la détermination du gouvernement sur la question du gaz de schiste et devrait proposer prochainement un nouveau texte à l’Assemblée nationale.

Nucleaire

Fukushima : un employé provoque une nouvelle panne par mégarde

Plus de deux ans après le tsunami et le tremblement de terre à Fuskushima, les incidents continuent de se succéder à la centrale nucléaire. Une énième panne, cette fois due à une erreur humaine, a eu lieu vendredi 4 octobre.
Lundi 7 octobre, Tepco, la société qui exploite le site de la centrale et tente de gérer la surchauffe des réacteurs de Fukushima avec beaucoup de difficultés, a reconnu qu’une panne de courant – qui a affecté les pompes utilisées pour injecter l’eau servant au refroidissement des réacteurs – avait été déclenchée par un employé qui avait appuyé par mégarde sur un interrupteur. Au mois de mars 2013, c’est un rat qui avait provoqué un court-circuit entraînant une panne du système de refroidissement des barres de combustible usagé.
Ce nouveau rebondissement va relancer le débat dans le pays et à l’étranger sur la capacité de Tepco à faire face à la gravité de la situation dans la centrale de Fukushima-Daiichi. Les Echos rapportent que le titre de la compagnie, qui ne survit que grâce aux financements publics, perdait jusqu’à 8,9% de sa valeur à la bourse de Tokyo.
L’autorité de régulation nucléaire japonaise a ordonné, la semaine dernière, à Tepco de présenter au plus vite des solutions aux incessants problèmes de gestion de l’eau et accidents dans la centrale impliquant ces quantités massives d’eau radioactive. «On ne peut pas s’empêcher de considérer que le niveau de gestion de la centrale est extrêmement bas», a regretté l’instance.

Marseille: une bactérie mutante menace la ville

Elle fait des ravages. La bactérie «Clostridium difficile 027» est apparue dans la région de Marseille au mois de mars. Depuis, elle a atteint plus de 40 personnes, surtout des personnes âgées, et peut causer la mort. L’Agence Régionale de Santé (ARS) a mis en garde contre cet envahisseur indésirable.
Depuis mars, ce sont 41 personnes qui ont été infectées par la Clostridium, dont six cas ces dernières semaines. Ce sont principalement les personnes âgées qui sont touchées, principalement celles qui ont plus de 65 ans et qui voient leur flore intestinale déséquilibrée suite à un traitement antibiotique. La bactérie, qui se transmet par voie oro-fécale, trouve ainsi un terrain pour se développer. Les maisons de retraites et les hôpitaux sont ainsi des lieux où l’expansion de la Clostridium est facilitée. Le taux de mortalité serait de 30%, affirme le Pr Didier Raoult, un spécialiste des maladies infectieuses à la Timone.
La bactérie provient des Etats-Unis où elle est apparue en 2000. Elle est très résistante et survit aux désinfectants, telles les solutions hydroalcooliques. La souche apparue dans les Bouches-du-Rhônes serait pire encore que l’originale: plus contagieuse et entraînant une mortalité accrue. Afin d’y faire face, Marseille a mis en place des lits d’isolement. Aujourd’hui, seules quatre personnes sont encore hospitalisées. Si l’ARS considère l’épidémie comme éteinte, elle reste vigilante.

Shutdown

Curiosity sur Mars: l’exploration reportée à cause du «Shutdown»?

Le «Shutdown» aux Etats-Unis résultant de l’incapacité des Démocrates et des Républicains à s’accorder sur le budget a forcé nombre d’administrations à fermer ou à fonctionner à minima. Dépendant de la NASA, le projet d’exploration de Mars avec le rover Curiosity pourrait être affecté.
«A cause du ‘Shutdown’ gouvernemental, toutes les activités et événements publics de la NASA sont annulés ou reportés jusqu’à nouvel ordre», a annoncé l’Agence spatiale sur son compte Twitter officiel en «s’excusant du désagrément». Son site Internet est par exemple hors service. Qu’en est-il du projet Curiosity, le robot arrivé sur Mars le 6 août 2012 ayant pour mission de déterminer si la vie existe ou a existé sur Mars? Le Jet Propulsion Laboratory (JPL), contacté par Sciences et Avenir, a affirmé que le robot n’a pas encore été mis au chômage technique. Il continuerait d’être piloté en alternance par le JPL et des techniciens au CNES de Toulouse. Les activités jugées superflues ont cependant l’air d’avoir été interrompues. Ainsi, le fil Twitter du rover a été suspendu jusqu’à la fin du «Shutdown».
Si le rover est encore pilotée, la situation «devrait être réévaluée en début de semaine prochaine». La mission de Curiosity pourrait ainsi être retardée et les systèmes du robot mis en veille.

Mars

Espace: Curiosity trouve plein d’eau sur Mars

C’est officiel. Curiosity, le rover de la NASA sur la planète Mars, a trouvé de l’eau sur cette dernière, explique l’Agence spatiale sur son site Internet jeudi 26 septembre. Les résultats des prélèvements ont été publiés dans la revue Science le même jour dans un papier rédigé par pas moins de 34 chercheurs. Cette trouvaille révolutionne la manière dont les scientifiques perçoivent la planète rouge.

Curiosity a récemment analysé le sol martien grâce à l’Analyseur d’échantillons sur mars (le SAM), un outil composé d’un chromatographe de gaz, un spectromètre de masse et un laser spectromètre. Cette batterie d’instruments a permis à la NASA d’établir que les échantillons de poussière, sable et terre contiennent de l’eau. Au total, «2% de la surface de la planète est composée d’eau», a expliqué Laurie Leshin, principale auteure de l’étude. Un pourcentage «élevé». «Nous avons l’information la plus précise et la plus complète jamais obtenue au sujet de la surface de Mars», se réjouit Paul Mahaffy, un des responsables du SAM.

Jusqu’à présent, les scientifiques savaient que l’eau avait coulé sur la planète rouge dans le passé, mais seule la présence actuelle d’eau aux pôles de Mars était avérée. Le fait que toute la surface en soit gorgée est une nouvelle «excitante» et «très intéressante scientifiquement». Sans compter que cette relative abondance -0,03 mètres cubes de terre donneraient un litre d’eau- pourrait grandement faciliter de futures missions habitées sur la planète rouge.

chocolatier

Du chocolat aux insectes, le carton d’un pâtissier de Lorraine

Un chocolatier de Nancy a décidé de proposer à ses clients des chocolats aux insectes, ver de farine ou grillon. L’initiative, une première en France, suscite la curiosité et tente d’éduquer les palais aux saveurs des petites bêtes, ignorées en Europe mais familières en Asie.

«Il ne faut pas trop les regarder dans les yeux, ne pas s’attacher, sinon on n’arrive pas à les manger», prévient Sylvain Musquar, chocolatier à Villers-lès-Nancy, cité par l’AFP. Son idée : des carrés noirs aux ailes de grillon. Après plusieurs semaines d’essai pour parvenir à marier insectes grillés et pralinés, le commerçant s’est finalement arrêté sur une recette à base d’amandes, noisettes, cacahuètes et sucre.
«C’est la nourriture de demain»
Chaque insecte est recouvert d’une fine feuille d’or avant d’être posé à la pince à épiler sur le chocolat. Un travail de précision «pour rendre le tout un peu sexy», explique l’artisan pour qui l’idée a germé après avoir travaillé au Japon et en Corée du Sud.
«Là bas, je mangeais des insectes bouillis, comme un tiers de l’humanité. J’ai eu envie d’associer mon métier et les insectes», résume-t-il dans son laboratoire. Selon Sylvain Musquar, le curieux chocolat a déjà séduit plusieurs dizaines de clients. «Beaucoup achètent une boîte… pour offrir», fait-il remarquer.

Et le commerçant de louer les qualités nutritives mais aussi écologiques de son produit. L’élevage d’insectes rejetterait dix fois moins de gaz à effet de serre que celui des bovins. «C’est la nourriture de demain. Je veux faire venir les insectes à mes clients, être un agitateur de goûts», proclame-t-il, cherchant à «faire oublier l’image de saleté, de nuisible». Une agitation qui a un coût : 22 euros la boîte de 9 chocolats. Le kilo d’insectes nécessaire à la fabrication est quant à lui vendu 1.800 euros.

Japon : une chaîne de restauration veut produire du riz à Fukushima

La marque de restauration japonaise Yoshinoya a déclaré son intention de faire produire son propre riz et ses propres légumes dans la région sinistrée de Fukushima, frappée par un tsunami et un accident nucléaire le 11 mars 2011.
Coup de com’ et décision stratégique
L’entreprise a ouvert sa première exploitation agricole, baptisée «Yoshinoya Farm Fukushima» et installée à 80 kilomètres de la centrale nucléaire. Spécialiste du «gyudon», ce bol de riz recouvert de viande de bœuf, la chaîne de restauration espère cultiver 13 hectares d’ici 2017-2018 pour produire tous les ingrédients nécessaires à ce plat vedette.
L’entreprise s’est installée grâce à l’aide de la préfecture de Fukushima. Cette décision est à la fois stratégique sur le plan économique et d’un point de vue communicationnel. Ses dirigeants ont annoncé avoir depuis longtemps le souhait de sécuriser leur approvisionnement et minimiser leurs coûts.

Une décision prise pour aider la région sinistrée

La région de Fukushima était traditionnellement l’une des grandes régions agricoles du Japon. Ravagée par le tsunami de 2011, ce territoire est celui où la plus grande proportion de terre est actuellement en jachères.

Dans des propos relayés par l’AFP, un porte-parole de Yoshinoya a déclaré: «Bien entendu nous allons contrôler la radioactivité des produits et n’utiliserons que ceux dont le niveau sera inférieur à la limite légale fixée par les autorités».